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Abbé Saunière 2

Décès de Mgr Billard

Le 03 décembre 1901, Mgr Billard, le « protecteur » de Bérenger Saunière et évêque de Carcassonne (Carcassonne étant le siège épiscopal dont dépendait Rennes-le-Château) décéda. Il fut remplacé par Mgr Paul-Félix Beurain de Beauséjour.

A partir de cette période, Bérenger Saunière perdit ses appuis. La mort de Mgr Billard, puis celle du conciliant pape Léon XIII de 1878 à 1903 (ami de la famille de Habsbourg) n’arrangea pas ses affaires.

La fortune du curé attira l’attention du nouvel évêque de Carcassonne, Mgr de Beauséjour et du nouveau pape Pie X de 1903 à 1914, qui considérèrent moins favorablement les activités luxuriantes du prêtre.

Mgr de Beauséjour reçut la mission de ramener au bercail cette remuante brebis. Il fit son enquête et constata avec stupeur que ce qu’on lui avait rapporté était bien en dessous de la vérité. Il décida donc de demander des comptes au curé de Rennes-le-Château, mais les réponses de Bérenger Saunière furent laconiques : « J’ai reçu de nombreux dons qui m’ont permis de réaliser l’embellissement de l’église du village. Mes donateurs souhaitent rester dans l’anonymat ».

Mgr de Beauséjour insista et demanda des comptes plus précis. L’abbé Saunière griffonna rapidement des comptes qu’il remit au prélat et qui de toute évidence semblaient truqués.

Mgr de Beauséjour lui envoya ordre sur ordre, et à chacun d’eux, l’abbé Saunière répondit par un regret ou une excuse de ne pouvoir y concéder. Après avoir vu ses ordres et ses requêtes éludés pendant environ une année, le 15 janvier 1909, l’évêque Mgr de Beauséjour, exaspéré, décida de nommer Saunière dans la paroisse de Coustouge. Il est clair que Mgr de Beauséjour chercha tous les moyens pour détacher Saunière de son environnement.

Bérenger Saunière n’hésita pas à répondre à son évêque, et de lui transmettre : « qu’il regrette de ne pas pouvoir quitter sa paroisse où ses intérêts le retiennent ».

Bérenger Saunière envoya sa démission par écrit le 28 janvier 1909 et elle fut acceptée par Mgr de Beauséjour à la condition que Saunière quitte définitivement Rennes-le-Château.

Le 9 février 1909, l’abbé Henri Marty fut nommé curé de Rennes-le-Château.

Procès de l’abbé Saunière

En juillet 1910, l’abbé Bérenger Saunière fut cité à comparaître devant le tribunal de l’Officialité de Carcassonne pour une accusation de trafic de messes.

A cette époque un prêtre avait le droit de célébrer jusqu’à trois messes par jour et à chaque intention de messe un tarif fixe était appliqué (entre 1 et 1,50 francs or). Le trafic a lieu lorsque le prêtre enregistre plus d’intention de messe qu’il ne peut en célébrer, ou qu’il effectue plus de messes qu’autorisé. Il peut alors récolter l’excédent pour arrondir ses fins de mois.

Officiellement, la fortune subite de Bérenger Saunière est due au trafic de messe. Cette conclusion hâtive est basée non seulement sur l’accusation faite à l’époque par Mgr Beauséjour, mais aussi d’après l’analyse de ses carnets comptables. Or s’il est prouvé que Saunière enregistra plus d’intention qu’il en donna, le trafic volontaire n’a jamais été démontré. Ce trafic de messe n’était en fait qu’un moyen détourné d’envoyer des fonds à Saunière via notamment la Congrégation Lazariste.

Qu’est-ce qu’un trafic de messes ?
Le trafic de messes, qui est une explication classique de tous les détracteurs de l’affaire est pourtant facile à mettre en défaut :
On évalue la fortune dépensée par l’abbé Saunière à 675.600 francs or. Une messe coûtait à l’époque entre 1 et 1,50 francs or.
Si nous prenons la messe la plus chère, soit à 1,50 francs or. Cela nous donnent (675.600 / 1.50) 450.400 messes. A raison de 5 messes par jour (ce qui occupe largement l’emploi du temps de notre curé Saunière), on arrive à 90.080 jours de messe, soit environ 247 ans de messes ininterrompues. Il est clair que cette explication est plus que contestable …

En avril 1912, l’abbé Bérenger Saunière décida de rédiger son propre testament et celui de Marie Dénarnaud (dont il en fit sa légataire principale).

Le procès n’en finit pas et finalement le Vatican déboutera Mgr de Beauséjour et un recours de ce dernier décidera de la conclusion du procès. Le 11 avril 1915 Saunière fut interdit d’exercer.
Saunière fut définitivement écarté et reçut l’ordre de remettre l’église et le presbytère à son successeur l’abbé Henri Marty. La perte du presbytère n’affecta nullement Saunière qui vécut dans son élégante Villa Béthania.

Les derniers jours de l’abbé Bérenger Saunière

Durant ses dernières années, il est fatigué et malade. Le docteur qui le suit régulièrement lui conseille une vie plus saine et sans alcool. Mais l’abbé Saunière vit de plus en plus retiré dans son Domaine, dans la bibliothèque de la Tour Magdala.

Le 17 janvier 1917, il a un malaise qui sera diagnostiqué comme une attaque d’apoplexie (congestion cérébrale grave et soudaine). Il lui reste que quelques jours de survie… En reprenant conscience, Saunière n’eut qu’une idée : mettre de l’ordre dans ses affaires…

Le 21 janvier, à l’article de la mort, il fit appeler à son chevet, de la ville voisine d’Espéraza, l’abbé Rivière pour se confesser et recevoir les derniers Sacrements. Curieusement Saunière ne choisit pas un ami prêtre mais plutôt un abbé qu’il estimait. La confession dura une bonne après-midi et l’abbé Rivière quitta Saunière sans lui donner les Saints Sacrements. Ces derniers seront administrés au cours de l’enterrement contrairement aux règles ecclésiastiques qui obligent qu’ils soient effectués juste avant le décès. Curieusement, à la suite de cette confession, l’abbé Rivière changea de comportement. D’un naturel jovial, il devint renfermé et silencieux. Mais surtout il fit dans son église d’Espéraza quelques modifications. Deux grottes seront construites, l’une est dédiée à ND de Lourdes, l’autre, de loin la plus étonnante, représente le Christ allongé dans un linceul au creux d’une caverne.

Finalement, âgé de 65 ans, Bérenger Saunière s’éteignit le 22 janvier 1917 en emportant son secret et fut inhumé le 24 janvier 1917.

Trésor ou secret, différentes hypothèses

L’affaire de l’abbé Saunière et de Rennes-le-Château fourmille de faits insolites et de coïncidences qui déroutent continuellement les chercheurs qui se sont penchés sur le mystère de Rennes-le-Château dont ils en ont tiré des conclusions contradictoires.

Selon certains chercheurs, l’abbé Saunière aurait trouvé un trésor (au sens propre du terme), un trésor issu de l’accumulation de tous les trésors ayant transités dans la région au fil des siècles.

Pour d’autres le trésor du curé consiste en un ensemble de documents qui prouveraient la réalité d’anciennes légendes.

Trésor ou secret ? de(s) :
Celtes ;
Romains ;
Wisigoths ;
Blanche de Castille ;
Cathares ;
Templiers ;
Mérovingiens.

Sans oublier :
Le jeune berger, Ignace Paris, qui en 1645, avait trouvé des pièces d’or, sans avoir pu révéler le lieu de sa découverte ;
Le cas de l’abbé Rivière qui est un fait avéré et vérifiable. La construction de cette grotte christique dans son église qui s’est faite après la confession auprès de l’abbé Saunière ;
La fortune de l’abbé Boudet, curé de Rennes-les-Bains, à seulement, quelques kilomètres de Rennes-le-Château.

Il est bien évident, qu’en mourant, Bérenger Saunière laissa indubitablement une empreinte sur tous ceux qui s’intéressent au mystère de Rennes-le-Château, et qu’aujourd’hui encore de nombreux chercheurs parcourent les environs de Rennes-le-Château à la recherche du trésor du curé, faisant perdurer la légende et en nous léguant un secret qui, à ce jour, n’a pas encore été, ni élucidé, ni découvert.

Bibliographie
- Jean-Jacques Bedu, Rennes-le-Château: Autopsie d’un mythe, éditions Loubatières, Portet-sur-Garonne, 1990, 2003.
- Claire Corbu et Antoine Captier, L’Héritage de l’Abbé Saunière, éditions Belisane, Nice, 1985.
- Bruno de Monts, Bérenger Sauniére curé à Rennes-le-Château 1885-1909, éditions Belisane, 2000.
- Gérard de Sède, Le trésor maudit de Rennes-le-Château, éditions J’ai Lu.
- Christian Doumergue, Bérenger Saunière, prêtre libre à Rennes-le-Château, éditions Lacour, Nimes, 2000.
- Christian Doumergue, L’Affaire de Rennes-le-Château, éditions Arqa, Marseille, 2006.
- Axel Graisely, Sur les traces de Bérenger Saunière – 17 ans d’enquête, éditions Daric, décembre 2005.
- Pierre Jarnac, L’Histoire du trésor de Rennes-le-Château, Ass. pour le Développement de la lecture, 1985.
- Jean Markale, Rennes-le-Château et l’énigme de l’or maudit, éditions Pygmalion, 1989.
- Jean-Pierre Monteils, Les mystères de Rennes-le-Château, éditions du rayon vert, Nice, 1977.
- Jean-Pierre Monteils, Le dossier secret de Rennes-le-Château, éditions P. Belfond, 1981.
- Jacques Rivière, Le Fabuleux trésor de Rennes-le-Château, éditions Belisane, 1983.
- Jean-Pierre Viguié, L’affaire Saunière, éd. APARIS, 2009.

Quelques liens sur l’abbé Saunière et Rennes-le-Château
http://tresorcathare.free.fr/tresor2/html/rennes2.html
http://www.renneslechateau.com
http://www.octonovo.org/RlC/Fr/biblio/div/corbu.htm
http://www.esonews.com/rennes_le_chateau/histoire.asp
http://www.rhedae-magazine.com/Rennes-le-chateau_r1.html
http://destinationnouvelleterre.jimdo.com/l-abb%C3%A9-sauni%C3%A8re/
http://www.tresorslegendaires.com/le_tresor_de_l_abbe_sauniere_035.htm
http://www.aparc-rennes-le-chateau.com/Transfert%20abb%C3%A9_sauni%C3%A8re.htm
http://www.renne-le-chateau.com/
http://www.rennes-le-chateau-bs.com/
http://www.zabra.org/pages/rennes_stenay_gisors.php

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Abbé Saunière

Ses origines

Abbé SaunièreFrançois Bérenger SAUNIERE est né le 11 avril 1852 à Montazels dans l’Aude, village proche de Rennes-le-Château. Il reçoit le baptême le 12 avril 1852 en l’église du village par le prêtre de la paroisse J de Bussy. Il reçoit le sacrement de confirmation le 12 juin 1866 en l’église de Couiza. Il est décédé le 22 janvier 1917 à Rennes-le-Château, et inhumé le 24 janvier 1917, par l’abbé Rivière.
Fils de Joseph SAUNIERES né le 31 janvier 1823 et de Marguerite, Magdeleine HUGUES née le 07 mars 1833, dont l’union a été célébrée le 20 janvier 1850 en l’église Sainte Cécile de Montazels. Il est l’aîné de la famille et fait parti d’une fratrie de 11 enfants, dont sept survivront : 4 garçons et 3 filles.

Chronologie des événements

A l’âge de 22 ans, en 1874, François Bérenger SAUNIERE rentre au grand séminaire de Carcassonne.
Le 7 juin 1879, il est ordonné prêtre.
Le 16 juillet 1879, il est nommé vicaire à Alet, situé à quelques kilomètres de Limoux.
Le 16 juin 1882, il est nommé curé au Clat1, canton de Axat, arrondissement de Limoux.
Le 1 juin 1885, il est nommé curé à Rennes-le-Château.
Le 1 janvier 1886, il est nommé au petit séminaire de Narbonne, mais il refuse cette nomination pour rester à Rennes-le-Château.
Le 1 juillet 1886, il réintègre la paroisse de Rennes-le-Château.
Du 4 mai 1890 au 12 juin 1891, il prend en charge une deuxième paroisse en étant nommé curé d’Antugnac par intérim.
Le 15 janvier 1909, l’évêque Mgr de Beauséjour, exaspéré, décida de nommer Saunière dans la paroisse de Coustouge, mais l’abbé Saunière refusa la mutation.
Le 28 janvier 1909, l’abbé Bérenger Saunière envoya sa démission par écrit et elle fut acceptée par Mgr de Beauséjour.
En juillet 1910, l’abbé Bérenger SAUNIERE fut cité à comparaître devant le tribunal de l’Officialité de Carcassonne pour une accusation de trafic de messes.
En avril 1912, l’abbé Bérenger SAUNIERE décida de rédiger son propre testament.
Le 11 avril 1915, l’abbé SAUNIERE fut interdit d’exercer.
Le 22 janvier 1917, décès de l’abbé SAUNIERE.

Rennes-le-Château

Rennes-le-Château, code postal : 11190, est une commune française, située dans le département de l’Aude, région du Languedoc-Roussillon, Sud de France. La localisation GPS est : 42° 55’ 41″ Nord – 2° 15’ 48″ Est. Altitude : 272 – 568 m.
Pour accéder à Rennes-le-Château à partir de Carcassonne (chef lieu du département de l’Aude) :
Prendre la direction de Limoux, route départementale (D 118), puis la direction de Alet, Couiza, Quillan (D 118). A Couiza, vous trouverez la direction de Rennes-le-Château presque à la sortie de la ville, sur votre gauche (D 52).
La distance entre Carcassonne et Rennes-le-Château est de 46 km, pour un temps estimé à environ 50 minutes.

Rennes-le-Château a une longue histoire… Les Gaulois y fondèrent le premier village, envahi ensuite par les Romains… Le nom de Rennes-le-Château vient du latin « Rhedae ». On dit que la ville aurait été à l’époque de Charlemagne, aussi importante que Narbonne et Carcassonne.

Prise de fonction de l’abbé Saunière à Rennes-le-Château

Dès son arrivée, en 1885, au village de Rennes-le-Château, il est offusqué par l’état de dégradation de l’église. Ses débuts sont réservés, il s’occupe comme il peut et vit pauvrement. Il se lie très vite d’amitié avec Marie Dénarnaud2, qui deviendra sa servante et complice jusqu’à sa mort.

Démarrage des travaux de rénovation

En 1891, l’abbé Saunière entreprend des travaux dans l’église grâce à l’argent prêté par la mairie. Cette somme d’argent doit servir à réparer la toiture de l’église et le maître-autel de type Wisigothique.

L’autel est une épaisse dalle de pierre, dont une extrémité est scellée dans le mur de l’église, tandis que l’autre est soutenue par une colonne sculptée par les Wisigoths. En soulevant la dalle, ils ont la surprise de découvrir que la colonne est creuse et qu’à l’intérieur de celle-ci se trouve des tubes de bois, scellés à la cire.

Ils contiennent quatre manuscrits :

1. Un arbre généalogique, énumérant les descendants du roi Dagobert II, entre l’an 681 et mars 1244 (date de mariage de Jean VII avec Elisende de Gisors). Ce document portait le sceau de la reine Blanche de Castille, à la date du 14 mars 1244.

2. Un testament de françois-Pierre d’Hautpoul en date du 6 novembre 1644, enregistré le 23 novembre 1644 par le notaire d’Espéraza. Ce document contenait la généalogie des mérovingiens de 1200 à 1644, ainsi que six lignes faisant référence à Saint Vincent de Paul.

3. Un testament d’Henri d’Hautpoul du 16 avril 1695, contenant des invocations au cinq Saints repris par Saunière dans le statuaire de son église.

4. Un recto/verso du chanoine JP Nègre de Fondargent, datant de 1753, supposé être écrit de la main d’Antoine Bigou, le curé de Rennes-le-Château de 1774 à 1790. Ce document est le plus mystérieux des quatre : il comporte des textes de l’Ancien Testament ; la partie recto (appelé : grand parchemin) comporte des mots dispersés de façon superflues et incohérentes ; tandis que la partie verso (appelé : petit parchemin), des lignes tronquées dans le désordre avec des lettres placées les unes au-dessus des autres.

L’abbé Saunière soumet les manuscrits à Monseigneur Billard, évêque de Carcassonne. Celui-ci lui accorde une bourse et l’autorise à partir pour Paris pour les faire décrypter. Dans la capitale, l’abbé Saunière montre les documents a l’abbé Biel, directeur spirituel du séminaire de Saint Sulpice, qui l’introduit auprès de son neveu, l’éditeur Anet, spécialiste du livre religieux et également à son petit-neveu, Émile Hoffet, qui allait devenir une autorité en matière de vieux manuscrits et d’ésotérisme.

Pendant les trois semaines qu’il passe à Paris, l’abbé Saunière emploie le plus clair de son temps au Musée du Louvre.
Il y achète trois répliques de tableaux :
Les Bergers d’Arcadie de Nicolas Poussin ;
Le Portrait de saint Antoine de David Teniers ;
Et le Portrait du pape Célestin V d’un artiste inconnu.

De retour à Rennes, les travaux de restauration reprennent. Avec l’aide de quelques jeunes gens du village, l’abbé Saunière entreprend de soulever une autre dalle, celle-ci fait face à l’autel. La face cachée de la dalle se révèle sculptée, dans un style archaïque daté du VIe ou VIIe siècle et représente une scène de deux chevaliers sur leurs montures…

Une fois la pierre levée, l’abbé Saunière demande aux jeunes gens de creuser sur plusieurs mètres. Au bout d’un moment, la pioche fait tinter un objet dur. C’est alors qu’il fait arrêter les travaux et qu’il s’enferme seul dans son église.

A partir de ce moment, Il arrête de travailler dans son église, et tous les soirs, on le voit courir la campagne, un sac sur le dos, en compagnie de sa gouvernante.

Autre passe-temps de l’abbé : au fond du cimetière, près de l’église, il y avait deux pierres tombales, dont celle de Marie de Nègre d’Ablès3 morte en 1781, épouse de Francis d’ Hautpoul, seigneur de Rennes-le-Château. Une nuit, il les déplace à l’autre bout du cimetière et efface soigneusement les inscriptions. En vain, car certains archéologues, les avaient déjà relevées et nous savons aujourd’hui que l’une de ces pierres portait la même composition de monogrammes que l’un des manuscrits.

Au cours des deux années suivantes, l’abbé Saunière, le curé de Rennes le Château, ne cesse de voyager. Il ouvrit plusieurs comptes bancaires dont : Perpignan, Toulouse, Paris et même Budapest. Il suffisait en ce temps là entre 2 et 3 jours pour rejoindre Budapest depuis Rennes-le-Château par le train, Budapest la capitale des Habsbourg… Des mandats arrivèrent de toute l’Europe, libellés au nom de Marie Dénarnaud, apparemment expédiés par différentes communautés religieuses dont la Congrégation des Lazaristes. C’est à cette période que le pauvre abbé sans le sou devint dans la rumeur populaire  » Le curé aux milliards « .

A partir de 1896, l’abbé Saunière entame un vaste programme de remise à neuf de l’église.
Les gros travaux dans l’église Marie Madeleine ne cessèrent que fin 1896 et ce fut à cette date qu’ils changèrent d’aspects pour prendre une orientation plus décorative et symbolique. Saunière commença par entièrement rénover son église. Il engagea les artisans les plus éminents de la région pour sculpter des statues et les pierres. Il fit refaire toute l’église avec des décorations étonnantes et parfois pas très catholiques.

La restauration de l’église se termina en 1897 et le coût sera estimé à environ 16.200 francs or, ce qui correspond de nos jours à 45.198 euros. Cette somme aurait permis de faire construire à l’époque quatre nouvelles églises…

Le 6 juin 1897 l’abbé Saunière reçu la visite de son évêque Mgr Billard (son protecteur). L’objectif était d’inaugurer les travaux réalisés. Un repas gastronomique fut organisé pour l’occasion et un buffet grandiose fut dressé dans l’école pour tout le village (foies gras, langoustes, lièvres, pintades, fruits de mer, grands vins, et rhum dont Saunière raffolait…). La fête dura toute la journée jusqu’à 18h où Mgr Billard dut rejoindre Carcassonne.
Une plaque fut ajoutée pour commémorer cette journée de la Pentecôte du 6 juin 1897 et la venue de Mgr Billard, évêque de Carcassonne.

© Ritournelle - TOUR MAGDALA

La villa Béthania

© Hawobo - VILLA BETHANIA

Une fois les travaux terminés dans l’église. L’abbé Saunière ne renonce pas à sa soif de reconstruction. Il achète un terrain situé entre l’église et la partie ouest de la colline et il y fait construire une promenade semi circulaire, terminée au sud par une tour de deux étages, la Tour Magdala. A l’intérieur de la promenade, il crée un jardin et, à l’est, il fait construire une pension, baptisée Villa Béthania. Il y entasse des meubles rares et y reçoit royalement ses invités, toujours traités avec vins fins et bonne chère.

Suite…

  1. Clat est un village isolé et rude se trouvant sur les terres des Nègres d’Ablès
  2. Marie Dénarnaud (12 août 1868 – 29 janvier 1953), fille de Guillaume Dénarnaud et d’Alexandrine Marre
  3. Marie de Nègre d’Ablès, dame de Blanchefort, seigneresse de la paroisse, décédée le 17 janvier 1781 à l’âge de 61 ans. Elle était la mère de noble Marie d’Hautpoul-Blanchefort qui avait épousé son cousin, messire Joseph d’Hautpoul, chevalier et marquis, le 26 septembre 1752.

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Journal du 15/06/2011

Je profite de ce journal pour vous informer…faire des rappels de certaines choses et vous exposer l’évolution qui doit se faire sur le site, au fil du temps…

Etant seul à la manœuvre et ayant de plus en plus de commentaires, je serai dans l’obligation de filtrer un peu plus les commentaires…Je ne peux pas répondre personnellement à tous les commentaires qui demandent une réponse personnalisée…Je vous prie de bien vouloir m’en excuser.

J’ai constaté, sur plusieurs commentaires, qu’on me demandait comment je pouvais disposer de telles informations. Ces informations je ne les invente pas, elles sont le fruit de recherches sur livres, documents, sites officiels… J’en fait un résumé et donne mon opinion si il y a lieu. Ce n’est pas du copier coller, comme certains pourraient indubitablement le penser.

Certains m’indiquent que d’autres blogeurs ont déjà posté un site similaire. Evidemment, il peut y avoir plusieurs blogs qui traitent du même sujet. Différents journaux traitent bien d’un même évènement, mais de façon différente. C’est tout à fait normal…tout le monde peut discuter d’un même sujet et avoir parfois un avis différent. C’est de la démocratie ! Toute personne a droit d’avoir sa propre opinion et que cette dernière soit différente de celle d’autrui !

Quelques uns se plaignent de la lenteur du serveur ! Dans la majorité des cas, personne ne se plaint de ce problème. Mais d’ici quelque temps, je vais changer d’hébergeur et j’espère que cela résoudra les problèmes de certains…

Pour toutes les images, il sera fait mention  du copyright de l’auteur…

Certains me demande de mettre un forum sur le site ! Dans l’immédiat, je ne pense pas pouvoir mettre un service de forum…Je verrai cela plus tard !

Certains me demande pourquoi je n’ai pas mis de lien de donation. Je rappelle qu’il y a un lien sur le site et que celui qui désire me faire parvenir une donation, il peut le faire, et cela dans la devise monétaire de son pays d’origine. Tout don sera bienvenue et me permettra de pouvoir changer d’hébergeur…afin d’améliorer la fluidité du service…et de pouvoir mettre le site en plusieurs langues…Quand le nouveau hébergeur sera en place, des liens entre : Wordpress, Facebook, Twitter et autres, seront  instaurés…Voir même, peut être, un forum de discution…

Certains pensent que je suis un professionnel de l’écriture ou en gestionnaire de site. Que je vous rassure je ne suis qu’un simple novice en la matière et autodidacte. J’essaie dans la mesure du possible et de mes modestes moyens, d’apporter et d’améliorer mon site au fur et à mesure de mes connaissances acquises par ci par là…

J’ai apprécié certains d’entre vous qui avez eu la gentillesse de me mettre les commentaires en français !

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Réserve Africaine de Sigean

Est située dans le Sud de la France, département de l’Aude, sur la route RD 6009, juste avant Sigean, entre Narbonne et Perpignan. La localisation GPS est de : 43° 03′ 46.25 Nord et 02° 56′ 59.43 Est.

La Réserve Africaine de Sigean s’étale sur près de 300 hectares où vivent plus de 3800 animaux. La mission interministérielle du Languedoc-Roussillon chargée de l’aménagement du littoral, donna en 1972 son autorisation pour la réalisation d’un parc animalier. Il doit contribuer à la protection du milieu naturel tout en développant une activité de conservation d’espèces animales essentiellement africaines. L’ouverture au public a eu lieu en 1974.

ACCES A LA RESERVE AFRICAINE
Par la RD 6009
La Réserve Africaine de Sigean se situe à 15 km au sud de Narbonne, direction Perpignan et à 8 km au nord de Sigean, direction Narbonne.

Par l’autoroute
En venant de Perpignan : sortir à Sigean (sortie n° 39) puis prendre la route D 6009 en direction de Narbonne.
En venant de Montpellier ou de Toulouse : sortir à Narbonne (sortie n° : 38) puis prendre la route D 6009 en direction de Sigean / Perpignan.

HEURES D’OUVERTURE
Ouverture toute l’année à partir de 9 heures et jusqu’à 16 heures (en hiver) ou 18 h 30 (en été).
La visite du parc dure entre trois et quatre heures. Il est préférable de venir le matin afin de pouvoir  profiter pleinement du parc.

TARIFS POUR 2011
Individuels
Adulte : 27 €
Enfant (de 4 à 14 ans) : 21 €

Groupes
Adultes : 23 €
Enfants (jusqu’à 14 ans) : 14 €
Clubs du 3è âge : 21 €
Handicapés : 11 €
Scolaires maternelles : 13 € ; Primaires, Secondaires : 14 €.

PRESTATIONS SUPPLEMENTAIRES :
Forfait  SAFARI (durée totale : 4 à 5 h) ;
Visite commentée de la partie en car (durée : 1 h) ;
Tour du parc à pied Accompagné (durée : 2 h) ;
Regarder vivre les Chimpanzés (durée : 2 h).
En langues proposées : Français, Anglais, Espagnol, Catalan.

VISITE DE LA RESERVE

Réserve Africaine de Sigean

Réserve Africaine de Sigean

Circuit en voiture (durée : 1 h)
Le parcours de 7,5 km traverse les parcs en milieu naturel. Il faut roulez lentement (10 km/h) et suivre scrupuleusement les consignes de sécurité données à l’entrée.

Détails de ce que vous allez découvrir :

Brousse 1 :
Impalas (Aepyceros melampus) Gracieuses antilopes au pelage roux. Bande noire sur les flans. Seul le mâle porte de belles cornes en forme de lyre. Vous les rencontrerez également sur le circuit pédestre ;
Onagres (Equus hemionus onager) Anes sauvages en voie de disparition dans son pays d’origine, l’Iran. Il sont élevés dans ce parc, en vue de réintroduction dans la nature ;
Hippotragues noirs (Hippotragus niger) Grandes antilopes. Cornes chez le mâle et la femelle ;
Buffles nains de forêts (Syncerus caffer nanus) Pelage roux. Comme tous les Buffles africains, ils sont prêts à charger à la moindre excitation.

Brousse 2 :
Autruches (Struthio camelus) Grands oiseaux coureurs. Ils ont deux doigts aux pattes. Adultes, mâles au plumage noir, femelles au plumage beige. Ils vivent en familles à raison d’un mâle pour deux ou trois femelles ;
Springboks (Antidorcas marsupialis) Petites antilopes d’Afrique du Sud. Les cornes des mâles plus épaisses que celles des femelles ;
Gnous (Connochaetes taurinus) Grandes antilopes dont les mâles et les femelles portent des cornes. Ils vivent en grands troupeaux. en cas de danger, ils utilisent une défense en groupe ;
Grands Koudous (Tragelaphus strepsiceros) Très grandes antilopes. Les mâles se reconnaissent à leurs longues cornes torsadées ;
Kobs defassa (Kobus ellipsiprymnus defassa) Antilopes trapues des marais. Croissant blanc sur leur arrière-train. Seul le mâle portes des cornes.

Brousse 3 :
Zèbres de Hartmann (Equus zebra hartmannae) Zèbres de montagne du Sud de l’Afrique. Rayures fines et serrées sur l’avant du corps et rayures larges et espacées sur l’arrière-train ;
Antilopes Roannes (Hippotragus equinus) Antilopes à l’élevage délicat et réputées pour leur agrissivité. Grandes oreilles terminées par un pinceau de poils noirs qui bougent continuellement. Cornes chez les mâles et les femelles ;
Girafes du Niger (Giraffa camelopardalis peralta) Robe différente de celle des Girafes réticulées.

Parc à Ours
Ours du Tibet (Ursus thibetanus) Ours au pelage noir, avec un V blanc sur la poitrine, d’où leur nom d’Ours à collier. Espèce en danger dans son aire asiatique d’origine. Il se reproduit régulièrement à la Réserve de Sigean.

Parc à Lions
Lions (Panthera leo) Lions dont les mâles sont reconnaissable à leur crinière.

Savane 1 – 2 – 3 :
Rhinocéros blancs (Ceratotherium simum) Prennent des bains de boue qui en séchant les protégera des insectes. Leur mufle large permet de brouter l’herbe rase ;
Sitatungas (Tragelaphus spekii) Sabots très longs et écartés en V adaptés aux déplacements en milieux humides des forêts équatoriales. Mâles au pelage couleur chocolat, portent des cornes. Femelles rousses ;
Gibbons (Hylobates lar) Vocalisent par temps humide dans les arbres de l’île ;
Blesboks (Damaliscus dorcas) Antilopes de savane qui, pour fuir un danger, ont une stratégie de course. Mâles et femelles portent des cornes ;
Marabouts (Leptoptilos crumeniferus) De la même famille des cigognes ;
Ânes de Somalie (Equus africanus somaliensis) En danger d’extinction dans les milieux arides de l’Est de l’Afrique. Pattes finement rayées de noir ;
Phacochères (Phacochoerus aethiopicus) Cochons sauvages des steppes arides de l’Est africain au museau saillant orné de défenses ;
Zèbres de Grant (Equus burchelli böhmi) Dans les plaines de l’Est africain. Robe à larges rayures noires séparées par de larges intervalles blancs ;
Boeufs Watussis (Bos taurus) Animaux domestiques africains. La grande taille de leurs cornes peut être dissuasive pour certains prédateurs.

Circuit pédestre (durée : 2 à 3 h)
Après le circuit en voiture, vous vous garez sur les parkings situés au centre de la réserve.

Vous y découvrirez également :
Alligators, Crocodiles ;
Ânes du Poitou, et de Somalie ;
Aras ;
Autruches ;
Boeufs Watussis ;
Canards, Cygnes, Cigognes, Oies ;
Chèvres naines ;
Chimpanzés, Gibbons ;
Cochons du Vietnam ;
Dromadaires ;
Elands du Cap ;
Eléphants ;
Emeus ;
Faisans ;
Flamants, Grues, Ibis ;
Gnous ;
Girafes ;
Grands Koudous ;
Guépards ;
Impala ;
Kobs ;
Lycaons ;
Marabouts ;
Magots ;
Mouflons ;
Moutons de Somalie ;
Nandous ;
Oryx ;
Ouistitis de Geoffroy ;
Pélicans ;
Phacochères ;
Porc-épics ;
Saïmiris ;
Serpents ;
Sitatungas ;
Spingboks ;
Suricates ;
Tortues ;
Wallabies ;
Zèbres.

Quelques photos prises sur la Réserve Africaine de Sigean

© Cit-Aude


© Cit-Aude


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LES POINTS SERVICES
Au centre du parc on trouve :
Accueil ;
Administration ;
Salle pédagogique ;
Boutique souvenirs ;
Cafétéria ;
Bar ;
Buvette ;
Restaurant ;
Salle à langer ;
Expositions ;
WC ;
Parkings ;
Aires de pique-nique.

Contact, Information et Réservation
Internet : www.reserveafricainesigean.fr
e-mail : ra.sigean@wanadoo.fr
Tél. +33 (0)4 68 48 20 20
Fax +33 (0)4 68 48 80 85

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